À Bordeaux, les équipes d’A+R Paysages réalisent pour Legendre Immobilier, Aquipierre et Aire Nouvelle un vaste jardin suspendu de 1137 m² au-dessus du parking silo de la résidence étudiante Terres de Bastide dans l’écoprojet Bastide Niel. Conçu comme un véritable paysage autonome, cet espace perché au quatrième étage accueillera 74 arbres et des plantations forestières denses. Plus d’explications avec Gabriele Onori, directeur de projet chez A+R Paysages.
Un paysage suspendu au cœur de l’îlot
Visible depuis les logements étudiants construits au-dessus du parking, mais également depuis une partie des espaces publics environnants, le futur jardin suspendu constitue l’un des éléments paysagers majeurs de la résidence étudiante Terres de Bastide.
Dès les premières phases de conception, les équipes d’A+R Paysages ont travaillé à l’échelle de l’ensemble de l’îlot afin de créer un paysage cohérent entre les différents bâtiments, les venelles publiques et les futurs espaces résidentiels.
« Nous avions dès le départ la volonté de végétaliser au maximum cet espace », explique le paysagiste. « Malgré les contraintes du projet, nous sommes parvenus à construire un compromis qui permet de développer un paysage particulièrement généreux. »
Des plantations forestières denses
La majeure partie de la toiture sera ainsi occupée par des plantations associant petits arbres, arbustes, vivaces et graminées. L’objectif est de laisser la végétation prendre progressivement sa place afin de créer un paysage vivant, évolutif et favorable à la biodiversité.
« Ce n’est pas la jungle », sourit Gabriele Onori. « L’idée est de laisser davantage de place au vivant tout en conservant un paysage dessiné et lisible pour les habitants. »
Cette composition paysagère permettra aux résidents de profiter de vues végétalisées depuis leurs logements tout en favorisant l’installation progressive d’insectes pollinisateurs et d’oiseaux.
Des terrasses conçues pour s’immerger dans la végétation
Si la majeure partie du jardin restera volontairement inaccessible, plusieurs terrasses permettront aux étudiants de profiter directement de cet environnement paysager.
Conçues comme des prolongements des espaces collectifs intérieurs, ces terrasses en bois viendront s’insérer au contact immédiat de la végétation.
Leur dessin épouse les formes du relief paysager plutôt que celles des bâtiments afin de renforcer l’immersion dans le jardin.
Des assises ont été intégrées afin de permettre aux étudiants de profiter du paysage tout en respectant les secteurs réservés à la biodiversité.
« Nous avons cherché à créer des espaces qui permettent d’entrer en relation avec la végétation sans pour autant la banaliser ou la piétiner », résume Gabriele Onori.
Une palette végétale adaptée aux conditions climatiques de demain
Pour composer cet espace forestier urbain, A+R Paysages a sélectionné une palette végétale adaptée aux situations hors sol mêlant arbres, arbustes, vivaces et graminées afin de créer un paysage dense, évolutif et favorable à la biodiversité.
Parmi les 26 essences arborées figurent notamment des chênes-lièges, des chênes pubescents, des charmes, des sorbiers ou encore des érables de Montpellier.
« Nous travaillons avec une végétation majoritairement locale tout en intégrant certaines essences capables de mieux résister aux évolutions climatiques futures », explique-t-il.
Cette diversité se retrouvera également dans les strates arbustives et herbacées avec la présence de noisetiers, de viornes, de chèvrefeuilles, de véroniques ou encore de campanules.
« L’objectif est de créer un paysage vivant, aux ambiances changeantes selon les saisons, où arbres, arbustes et plantes vivaces pourront progressivement former un écosystème dense au cœur de l’îlot. »
Un îlot de fraîcheur au-dessus du parking
Au-delà de sa dimension paysagère, cet espace de plantations forestières denses jouera également un rôle environnemental important.
La densité des plantations permettra de créer un véritable îlot de fraîcheur au cœur de l’opération immobilière. Les végétaux contribueront à limiter les effets de surchauffe estivale tout en améliorant le confort des espaces extérieurs et des logements voisins.
Les premières années feront l’objet d’un suivi attentif afin d’assurer la bonne installation des plantations, notamment grâce à un système d’arrosage automatique prévu dès la livraison du projet.
Une fois la végétation pleinement développée, le jardin gagnera progressivement en autonomie.
Un paysage pensé pour évoluer dans le temps
L’une des particularités du projet réside dans sa capacité à se transformer au fil des années.
Comme toute forêt, même urbaine, ce paysage est appelé à évoluer. Les arbres gagneront progressivement en volume, les strates végétales se densifieront et les ambiances changeront au rythme des saisons.
« Un espace de plantations forestières denses n’est jamais un paysage figé », conclut Gabriele Onori. « L’idée est justement de laisser le vivant s’installer et faire évoluer les lieux dans le temps. »
