À Bordeaux, MVRDV & CoBe réalisent dans l’îlot « Terres de Bastide » porté par Legendre Immobilier, Aquipierre et Aire Nouvelle, une résidence étudiante de 328 logements construite au-dessus d’un parking silo. Située entre les rues Angélique du Coudray et Paulette Merval dans l’écoprojet Bastide Niel, la résidence a été acquise par Ardian et Rockfield Real Estate, une première en France, convaincus par la qualité des logements qui répondent aux exigences de la réglementation environnementale RE2020 & l’attractivité future de quartier. Plus d’explications avec Sylvain Totaro architecte en charge du projet chez MVRDV & Allison Augustin, architecte chargée du projet chez CoBe.
Après la résidence étudiante « La Rotonde » livrée en 2023 et le Campus Galène en 2025, Bastide Niel poursuit le développement de son offre de logements étudiants avec une résidence pensée comme un véritable lieu de vie, articulé autour d’espaces partagés, de services communs et d’un important dispositif paysager.
Une résidence étudiante construite sur un parking silo
La résidence repose sur un parking silo, public, mutualisé à l’ensemble du quartier, de 392 places sur quatre niveaux conçu par MVRDV, qui servira de socle à l’ensemble du programme.
Au-dessus de cette infrastructure, 328 logements étudiants, dont 309 T1, 18 logements accessibles aux PMR et un T2, seront répartis dans deux volumes distincts de six à huit étages, totalisant plus de 8 600 m² de surface de plancher.
Insolite, sur le parking également, un vaste jardin suspendu développé par A+R Paysages alternera terrasses accessibles aux étudiants, et secteurs volontairement laissés plus sauvages afin d’accueillir une végétation dense.
Des studios conçus comme de véritables lieux de vie
Les logements, entièrement meublés, développeront des surfaces comprises entre 17 et 34 m² & bénéficieront tous de larges ouvertures vitrées allant jusqu’au sol, pensées pour maximiser les apports lumineux et renforcer le lien avec l’extérieur.
« Ce n’est pas parce qu’on est sur de la résidence étudiante que l’on doit réduire les surfaces vitrées à de petites fenêtres », souligne Sylvain Totaro.
Certains studios disposeront également de loggias d’environ 7 m², tandis que l’ensemble des logements sera équipé de volets roulants afin d’améliorer le confort d’été et de limiter les surchauffes.
Cette recherche de qualité d’usage se retrouve également dans l’organisation intérieure des logements. La kitchenette et la salle d’eau ont ainsi été regroupées à l’entrée des studios afin de libérer un espace de vie plus généreux.
« En concentrant les fonctions techniques à l’entrée du logement, nous avons pu dégager une pièce principale plus ouverte et plus facile à s’approprier », explique Sylvain Totaro. « Nous avons cherché à créer des logements dans lesquels les étudiants puissent véritablement vivre, étudier, recevoir et s’installer au quotidien. »
Plusieurs accès et des services mutualisés pour les étudiants
L’organisation de la résidence a été pensée pour faciliter les circulations quotidiennes et mutualiser les services.
Ainsi, l’entrée principale se situera à l’angle des rues Marguerite Coutanceau et Paulette Merval. La résidence sera également accessible rue Paulette Merval & rue Angélique du Coudray.
L’entrée principale disposera de plusieurs espaces mutualisés pour les étudiants, comme :
- Un accueil ;
- Une conciergerie ;
- Une salle commune ;
- Une salle de yoga ;
- Ou encore une salle de sport.
« L’objectif était de créer un véritable espace de rencontre et de convivialité pour les étudiants, afin de favoriser les échanges et la vie collective au sein de la résidence », explique Sylvain Totaro.
La résidence intégrera également plusieurs locaux vélos munis de racks réservés aux étudiants.
Une résidence pensée pour la vie collective étudiante
Au-delà des logements, la résidence développera plusieurs espaces partagés pensés pour favoriser les échanges et la vie collective entre les étudiants, à commencer par une terrasse commune reliant les deux bâtiments au niveau du jardin suspendu.
« Nous avons porté une attention particulière à la qualité d’usage et aux espaces communs », explique Allison Augustin. « L’objectif était de créer une résidence où les étudiants peuvent vivre au quotidien. Les circulations ont notamment été conçues comme des lieux de rencontre éclairés naturellement, et pas uniquement comme des espaces de passage. »
Répartis dans les étages, les résidents disposeront également :
- D’espaces de restauration et de repas partagés ;
- De salles d’étude ;
- D’espaces de détente ;
- De plusieurs terrasses protégées pour certaines par des pergolas pour créer des zones d’ombre ;
- Ainsi que de lieux de rencontre répartis dans les différents niveaux de la résidence.
Une architecture pensée autour de la lumière, du paysage et des matériaux
L’écriture architecturale de la résidence s’inscrit dans la continuité des principes urbains et paysagers développés à Bastide Niel où « chaque logement doit bénéficier d’au moins deux heures d’ensoleillement quotidien en hiver », rappelle Sylvain Totaro.
Au cœur du projet, le jardin suspendu « joue un rôle important dans l’identité architecturale de la résidence ». En effet, visible depuis les logements et les espaces communs, cette « cinquième façade végétalisée participe pleinement aux ambiances du projet et aux vues offertes aux résidents », ajoute Sylvain Totaro.
Quant aux autres façades, elles seront réalisées en béton lasuré « décliné selon plusieurs teintes naturelles autour des ocres, des beiges et des terres cuites, afin de créer une continuité avec les aménagements paysagers de l’îlot », poursuit-il.
Enfin, certaines toitures intégreront des panneaux solaires ou des terrasses végétalisées pour le confort d’été.



