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1414, 08, 2026

Terres de Bastide : un jardin suspendu au-dessus du parking silo

À Bordeaux, les équipes d’A+R Paysages réalisent pour Legendre Immobilier, Aquipierre et Aire Nouvelle un vaste jardin suspendu de 1137 au-dessus du parking silo de la résidence étudiante Terres de Bastide dans l’écoprojet Bastide Niel. Conçu comme un véritable paysage autonome, cet espace perché au quatrième étage accueillera 74 arbres et des plantations forestières denses. Plus d’explications avec Gabriele Onori, directeur de projet chez A+R Paysages.

Un paysage suspendu au cœur de l’îlot

Visible depuis les logements étudiants construits au-dessus du parking, mais également depuis une partie des espaces publics environnants, le futur jardin suspendu constitue l’un des éléments paysagers majeurs de la résidence étudiante Terres de Bastide.

Dès les premières phases de conception, les équipes d’A+R Paysages ont travaillé à l’échelle de l’ensemble de l’îlot afin de créer un paysage cohérent entre les différents bâtiments, les venelles publiques et les futurs espaces résidentiels.

« Nous avions dès le départ la volonté de végétaliser au maximum cet espace », explique le paysagiste. « Malgré les contraintes du projet, nous sommes parvenus à construire un compromis qui permet de développer un paysage particulièrement généreux. »

Des plantations forestières denses

La majeure partie de la toiture sera ainsi occupée par des plantations associant petits arbres, arbustes, vivaces et graminées. L’objectif est de laisser la végétation prendre progressivement sa place afin de créer un paysage vivant, évolutif et favorable à la biodiversité.

« Ce n’est pas la jungle », sourit Gabriele Onori. « L’idée est de laisser davantage de place au vivant tout en conservant un paysage dessiné et lisible pour les habitants. »

Cette composition paysagère permettra aux résidents de profiter de vues végétalisées depuis leurs logements tout en favorisant l’installation progressive d’insectes pollinisateurs et d’oiseaux.

Des terrasses conçues pour s’immerger dans la végétation

Si la majeure partie du jardin restera volontairement inaccessible, plusieurs terrasses permettront aux étudiants de profiter directement de cet environnement paysager.

Conçues comme des prolongements des espaces collectifs intérieurs, ces terrasses en bois viendront s’insérer au contact immédiat de la végétation.

Leur dessin épouse les formes du relief paysager plutôt que celles des bâtiments afin de renforcer l’immersion dans le jardin.

Des assises ont été intégrées afin de permettre aux étudiants de profiter du paysage tout en respectant les secteurs réservés à la biodiversité.

« Nous avons cherché à créer des espaces qui permettent d’entrer en relation avec la végétation sans pour autant la banaliser ou la piétiner », résume Gabriele Onori.

Une palette végétale adaptée aux conditions climatiques de demain

Pour composer cet espace forestier urbain, A+R Paysages a sélectionné une palette végétale adaptée aux situations hors sol mêlant arbres, arbustes, vivaces et graminées afin de créer un paysage dense, évolutif et favorable à la biodiversité.

Parmi les 26 essences arborées figurent notamment des chênes-lièges, des chênes pubescents, des charmes, des sorbiers ou encore des érables de Montpellier.

« Nous travaillons avec une végétation majoritairement locale tout en intégrant certaines essences capables de mieux résister aux évolutions climatiques futures », explique-t-il.

Cette diversité se retrouvera également dans les strates arbustives et herbacées avec la présence de noisetiers, de viornes, de chèvrefeuilles, de véroniques ou encore de campanules.

« L’objectif est de créer un paysage vivant, aux ambiances changeantes selon les saisons, où arbres, arbustes et plantes vivaces pourront progressivement former un écosystème dense au cœur de l’îlot. »

Un îlot de fraîcheur au-dessus du parking

Au-delà de sa dimension paysagère, cet espace de plantations forestières denses jouera également un rôle environnemental important.

La densité des plantations permettra de créer un véritable îlot de fraîcheur au cœur de l’opération immobilière. Les végétaux contribueront à limiter les effets de surchauffe estivale tout en améliorant le confort des espaces extérieurs et des logements voisins.

Les premières années feront l’objet d’un suivi attentif afin d’assurer la bonne installation des plantations, notamment grâce à un système d’arrosage automatique prévu dès la livraison du projet.

Une fois la végétation pleinement développée, le jardin gagnera progressivement en autonomie.

Un paysage pensé pour évoluer dans le temps

L’une des particularités du projet réside dans sa capacité à se transformer au fil des années.

Comme toute forêt, même urbaine, ce paysage est appelé à évoluer. Les arbres gagneront progressivement en volume, les strates végétales se densifieront et les ambiances changeront au rythme des saisons.

« Un espace de plantations forestières denses n’est jamais un paysage figé », conclut Gabriele Onori. « L’idée est justement de laisser le vivant s’installer et faire évoluer les lieux dans le temps. »

En savoir plus sur l’îlot « Terres de Bastide » :

Legendre Immobilier engage une opération d’envergure à Bastide Niel

1414, 08, 2026

Terres de Bastide : 392 nouvelles places de stationnement en 2028 à Bastide Niel

À Bastide Niel, sur la rive droite de Bordeaux, MVRDV réalise dans l’îlot « Terres de Bastide » porté par Legendre Immobilier, Aquipierre et Aire Nouvelle, un parking silo de 392 places qui sera exploité par Interparking. Conçu comme un socle commun sous la résidence étudiante, ce parking public de quatre niveaux accueillera également des locaux techniques, des espaces dédiés aux étudiants et une vaste toiture végétalisée. Plus d’explications avec Sylvain Totaro, architecte chez MVRDV, mandataire de l’îlot.

Un second parking mutualisé à Bastide Niel

Après la livraison imminente du « Parking Queyries », premier parking silo public de 440 places porté par Legendre Immobilier, Aquipierre et Aire Nouvelle, conçu par CoBe et exploité par Interparking, Bastide Niel accueillera courant 2028 un second parking mutualisé de 392 places réparties sur quatre niveaux entre les rues Angélique du Coudray et Paulette Merval.

Sur les 392 places, 330 seront réservées aux habitants de l’îlot et des alentours ainsi qu’aux usagers des services et commerces. Grâce à un système de foisonnement, certaines places pourront être utilisées par différents publics selon les moments de la journée, tout en garantissant leur disponibilité pour les abonnés concernés.

« La zone centrale de l’îlot était la plus adaptée pour accueillir le parking », explique Sylvain Totaro. « Les extrémités du site sont beaucoup plus étroites et auraient été peu efficaces pour ce type d’usage. »

Au-delà du stationnement, le parking accueillera également l’ensemble des locaux techniques qui alimenteront les autres bâtiments de l’îlot & servira de socle à la résidence étudiante développée au-dessus de l’ouvrage.

Une circulation pensée pour simplifier les usages

Le parking, accessible par la rue Angélique du Coudray, à proximité de l’avenue Thiers et par la rue Paulette Merval, reposera sur un fonctionnement à sens unique avec un système de rampes droites reliant les différents niveaux.

Les places de stationnement prendront place à la fois :

  • Sur toute la périphérie du bâtiment ;
  • Et au centre, sous forme de doubles rangées séparées par des voies de circulation de cinq mètres de large.

Un parking naturellement ventilé

Conçu comme un ouvrage largement ouvert sur l’extérieur par ses façades, afin de favoriser une ventilation naturelle permanente, le parking intégrera également un système complet de sprinklage (ndlr: dispositif d’extinction automatique à eau) avec réseau de tuyaux et de têtes automatiques installés au plafond de chaque niveau.

Un local exploitant Interparking prendra également place au rez-de-chaussée afin d’assurer le contrôle des entrées et des sorties du parking.

Un bâtiment pensé pour évoluer dans le temps

Avec une hauteur plancher à plancher de 4,25 mètres au rez-de-chaussée, le parking a également été conçu pour permettre une éventuelle évolution des usages à long terme : « Si un jour l’usage de la voiture est remis en question, ce niveau pourrait être transformé en locaux pour des commerces, services, etc. », indique Sylvain Totaro.

Une architecture intégrée à l’écriture de Bastide Niel

Bien qu’étant un bâtiment à dominante technique, l’apparence du parking reprend les grands principes architecturaux développés à l’échelle de Bastide Niel.

« Nous avons cherché à conserver la même écriture architecturale que les bâtiments de logements adjacents afin d’éviter un ouvrage totalement autonome au centre de l’îlot », explique Sylvain Totaro.

Le parking reprendra ainsi :

  • Les pans coupés caractéristiques des volumes de l’îlot ;
  • Les teintes minérales développées sur le reste du programme ;
  • Ainsi qu’un travail de trame et de calepinage directement intégré au béton apparent.

Les façades sur rue seront traitées dans des teintes blanc cassé, tandis que les façades intérieures, qui donneront sur des venelles paysagères, développeront des nuances plus chaudes inspirées des ocres, des beiges et des terres cuites.

Très ouvertes, les façades du parking permettront également de conserver une forte porosité visuelle à l’échelle de l’îlot.

Une vaste toiture végétalisée visible depuis l’espace public

La toiture du parking sera entièrement végétalisée partout où les bâtiments de la résidence étudiante ne prendront pas place.

« Nous voulions quelque chose de généreux, visible depuis l’espace public et agréable pour les habitants voisins », explique Sylvain Totaro.

Pensée comme une véritable « cinquième façade » par A+R Paysages, cette dalle paysagère accueillera différentes épaisseurs de terre permettant de développer plusieurs densités végétales.

« Toute cette répartition des charges a été pensée très en amont », explique Sylvain Totaro. « La structure du bâtiment a été élaborée en conséquence pour accueillir ce projet paysager généreux. »

En savoir plus sur l’îlot « Terres de Bastide » :

Legendre Immobilier engage une opération d’envergure à Bastide Niel

1414, 08, 2026

Terres de Bastide : 328 logements étudiants attendus en 2028 à Bastide Niel

À Bordeaux, MVRDV & CoBe réalisent dans l’îlot « Terres de Bastide » porté par Legendre Immobilier, Aquipierre et Aire Nouvelle, une résidence étudiante de 328 logements construite au-dessus d’un parking silo. Située entre les rues Angélique du Coudray et Paulette Merval dans l’écoprojet Bastide Niel, la résidence a été acquise par Ardian et Rockfield Real Estate, une première en France, convaincus par la qualité des logements qui répondent aux exigences de la réglementation environnementale RE2020 & l’attractivité future de quartier. Plus d’explications avec Sylvain Totaro architecte en charge du projet chez MVRDV & Allison Augustin, architecte chargée du projet chez CoBe.

Après la résidence étudiante « La Rotonde » livrée en 2023 et le Campus Galène en 2025, Bastide Niel poursuit le développement de son offre de logements étudiants avec une résidence pensée comme un véritable lieu de vie, articulé autour d’espaces partagés, de services communs et d’un important dispositif paysager.

Une résidence étudiante construite sur un parking silo

La résidence repose sur un parking silo, public, mutualisé à l’ensemble du quartier, de 392 places sur quatre niveaux conçu par MVRDV, qui servira de socle à l’ensemble du programme.

Au-dessus de cette infrastructure, 328 logements étudiants, dont 309 T1, 18 logements accessibles aux PMR et un T2, seront répartis dans deux volumes distincts de six à huit étages, totalisant plus de 8 600 m² de surface de plancher.

Insolite, sur le parking également, un vaste jardin suspendu développé par A+R Paysages alternera terrasses accessibles aux étudiants, et secteurs volontairement laissés plus sauvages afin d’accueillir une végétation dense.

Des studios conçus comme de véritables lieux de vie

Les logements, entièrement meublés, développeront des surfaces comprises entre 17 et 34 m² & bénéficieront tous de larges ouvertures vitrées allant jusqu’au sol, pensées pour maximiser les apports lumineux et renforcer le lien avec l’extérieur.

« Ce n’est pas parce qu’on est sur de la résidence étudiante que l’on doit réduire les surfaces vitrées à de petites fenêtres », souligne Sylvain Totaro.

Certains studios disposeront également de loggias d’environ 7 m², tandis que l’ensemble des logements sera équipé de volets roulants afin d’améliorer le confort d’été et de limiter les surchauffes.

Cette recherche de qualité d’usage se retrouve également dans l’organisation intérieure des logements. La kitchenette et la salle d’eau ont ainsi été regroupées à l’entrée des studios afin de libérer un espace de vie plus généreux.

« En concentrant les fonctions techniques à l’entrée du logement, nous avons pu dégager une pièce principale plus ouverte et plus facile à s’approprier », explique Sylvain Totaro. « Nous avons cherché à créer des logements dans lesquels les étudiants puissent véritablement vivre, étudier, recevoir et s’installer au quotidien. »

Plusieurs accès et des services mutualisés pour les étudiants

L’organisation de la résidence a été pensée pour faciliter les circulations quotidiennes et mutualiser les services.

Ainsi, l’entrée principale se situera à l’angle des rues Marguerite Coutanceau et Paulette Merval. La résidence sera également accessible rue Paulette Merval & rue Angélique du Coudray.

L’entrée principale disposera de plusieurs espaces mutualisés pour les étudiants, comme :

  • Un accueil ;
  • Une conciergerie ;
  • Une salle commune ;
  • Une salle de yoga ;
  • Ou encore une salle de sport.

« L’objectif était de créer un véritable espace de rencontre et de convivialité pour les étudiants, afin de favoriser les échanges et la vie collective au sein de la résidence », explique Sylvain Totaro.

La résidence intégrera également plusieurs locaux vélos munis de racks réservés aux étudiants. 

Une résidence pensée pour la vie collective étudiante

Au-delà des logements, la résidence développera plusieurs espaces partagés pensés pour favoriser les échanges et la vie collective entre les étudiants, à commencer par une terrasse commune reliant les deux bâtiments au niveau du jardin suspendu.

« Nous avons porté une attention particulière à la qualité d’usage et aux espaces communs », explique Allison Augustin. « L’objectif était de créer une résidence où les étudiants peuvent vivre au quotidien. Les circulations ont notamment été conçues comme des lieux de rencontre éclairés naturellement, et pas uniquement comme des espaces de passage. »

Répartis dans les étages, les résidents disposeront également :

  • D’espaces de restauration et de repas partagés ;
  • De salles d’étude ;
  • D’espaces de détente ;
  • De plusieurs terrasses protégées pour certaines par des pergolas pour créer des zones d’ombre ;
  • Ainsi que de lieux de rencontre répartis dans les différents niveaux de la résidence.

Une architecture pensée autour de la lumière, du paysage et des matériaux

L’écriture architecturale de la résidence s’inscrit dans la continuité des principes urbains et paysagers développés à Bastide Niel où « chaque logement doit bénéficier d’au moins deux heures d’ensoleillement quotidien en hiver », rappelle Sylvain Totaro.

Au cœur du projet, le jardin suspendu « joue un rôle important dans l’identité architecturale de la résidence ». En effet, visible depuis les logements et les espaces communs, cette « cinquième façade végétalisée participe pleinement aux ambiances du projet et aux vues offertes aux résidents », ajoute Sylvain Totaro.

Quant aux autres façades, elles seront réalisées en béton lasuré « décliné selon plusieurs teintes naturelles autour des ocres, des beiges et des terres cuites, afin de créer une continuité avec les aménagements paysagers de l’îlot », poursuit-il.

Enfin, certaines toitures intégreront des panneaux solaires ou des terrasses végétalisées pour le confort d’été.

En savoir plus sur l’îlot « Terres de Bastide » :

2929, 07, 2026

Legendre Immobilier engage une opération d’envergure à Bastide Niel

À Bordeaux, l’opération portée par Legendre Immobilier aux côtés d’Aquipierre et d’Equans Franceentre la rue Angélique du Coudray et la rue Paulette Merval — constitue l’une des opérations les plus importantes de l’écoprojet Bastide Niel. Pensé comme un ensemble mixte, « Terres de Bastide » associe un parking mutualisé en silo, une résidence étudiante, un jardin suspendu, des logements familiaux en accession libre et des commerces en pied d’immeuble ; dans une composition architecturale confiée à MVRDV, CoBe Architecture & Paysage, Fabre de Marien, et A+R Paysages pour le paysage. Plus d’explications avec Elise Cabe, directrice des programmes, et François Burel, directeur régional chez Legendre Immobilier.

Une opération de huit bâtiments

Avec ses 17 809 m² de surface de plancher sur un foncier d’environ 7 300 m², le projet comprendra à terme huit bâtiments, dont la réalisation se déploiera en trois phases : 

La phase 1, dont les travaux ont commencé, intègre un parking silo de 392 places porté et exploité par Interparking ainsi qu’une résidence étudiante privée de 328 logements, répartis sur deux bâtiments construits sur le parking. Sa livraison est attendue pour 2028.

Les phases 2 et 3 accueilleront ensuite des petites copropriétés en accession libre principalement destinées aux propriétaires occupants, ainsi que 830 m² de commerce en pied d’immeuble.

La phase 2 comprendra 62 logements situés près de la clinique ophtalmologique Thiers, qui seront livrés fin 2029.

Enfin, la phase 3, proche du pont Bouthier, intégrera 70 logements.

Un parking de 392 places en silo

« Dans un environnement économique complexe, notre ligne directrice a été claire : maintenir nos engagements auprès de la SAS Bastide Niel et de la ville de Bordeaux, notamment en concrétisant la réalisation du parking structurant pour l’écoprojet », explique le directeur régional.

En effet, élément central du projet, le parking conçu par MVRDV situé sous la résidence étudiante, ne répond pas uniquement aux besoins de l’opération.

Il participe à l’organisation globale du stationnement à Bastide Niel, selon une logique déjà engagée sur le parking de 440 places en silo « Parking Queyries », lui aussi porté par Legendre Immobilier, Aquipierre & Aire Nouvelle, et dont la livraison est imminente.

Sur les 392 places prévues (dont 20 % disposeront, comme dans le Parking Queyries, de bornes de recharge pour les véhicules électriques), une partie est réservée aux futurs habitants de l’opération, tandis que le reste doit répondre à des besoins plus larges à l’échelle du quartier, notamment pour des programmes voisins développés par Aquitanis et Domofrance, et certains équipements alentour, comme la Clinique ophtalmologique Thiers.

Le modèle retenu repose sur un principe de foisonnement géré par Interparking, permettant d’optimiser l’usage des places selon les moments de la journée.

« On est sur un quartier majoritairement piétonnier, où le stationnement sur voirie est volontairement restreint, rappelle François Burel. Les gens qui viennent pour les services, pour les visites ou pour les habitants ne pourront se garer que dans les parkings mutualisés. »

François Burel souligne également « le caractère partiellement réversible » de certains niveaux, en particulier « les espaces les plus généreux en hauteur », susceptibles, à terme, d’accueillir d’autres fonctions, « comme des activités ou des commerces ».

« Ce projet s’inscrit dans la ville en intégrant un parking conçu comme un élément du tissu urbain, avec une attention particulière portée aux enjeux environnementaux, alors même que l’usage de la voiture est en pleine mutation », explique-t-il. 

Une résidence étudiante de 328 logements au-dessus d’une micro-forêt

Au-dessus du parking prend place la composante la plus singulière de la première phase : une résidence étudiante privée de 328 logements, acquise en bloc par Ardian/Rockfield Real Estate.

« Convaincus par la qualité de l’opération & par l’attractivité future du quartier Bastide Niel, “Terres de Bastide” est le premier investissement réalisé par Ardian/Rockfield Real Estate en France sur la partie résidence étudiante », se réjouit François Burel.

Pensée avec MVRDV et CoBe Architecture & Paysage, la résidence se distingue par l’implantation de deux bâtiments de neuf et onze étages au-dessus du parking, et par la création d’un jardin suspendu traité comme un véritable paysage en hauteur conceptualisé par A+R Paysages.

« Il ne s’agit pas d’une simple végétalisation de toiture, mais d’un dispositif paysager plus ambitieux, conçu comme un véritable jardin d’agrément en hauteur. Des épaisseurs de substrat importantes favoriseront une logique de micro-forêt, contribuant notamment à la fraîcheur estivale », précise Elise Cabe.

Des copropriétés à taille humaine pour les familles

Dans les phases 2 et 3, Legendre Immobilier développera une offre de logements familiaux en accession libre, avec une cible aujourd’hui davantage orientée vers les propriétaires occupants.

François Burel insiste sur un point : « Une copropriété fonctionne mieux à taille maîtrisée. La densité du projet a été accompagnée par une conception visant à éviter l’effet de masse et à structurer des ensembles plus lisibles et autonomes ».

Cette réflexion a conduit à fragmenter l’opération en plusieurs bâtiments de taille plus contenue, avec des halls distincts et des copropriétés indépendantes, car « l’idée, c’est de retrouver des bâtiments à l’échelle humaine », explique-t-il. « Tout en portant une attention particulière portée aux plans, aux usages et aux niveaux de prestation », poursuit Elise Cabe. 

Deux venelles paysagères pour ouvrir l’îlot sur le quartier

L’un des apports majeurs de l’évolution du projet réside dans l’introduction de deux venelles paysagères traversant l’îlot.

Ces percées, appelées à être rétrocédées à la collectivité, doivent permettre d’éviter un fonctionnement refermé du site et de renforcer les continuités piétonnes depuis le tramway et les espaces publics voisins.

« On a demandé à nos architectes de travailler les bâtiments de telle sorte à créer deux venelles que l’on va rétrocéder à la collectivité, se souvient François Burel. C’est un investissement réel, mais assumé, pour garantir un îlot ouvert sur la ville et traversant. »

Un chantier complexe, en lien étroit avec la SAS Bastide Niel

Cette opération immobilière de grande envergure est aussi le résultat d’un processus particulièrement long entamé dès sa sélection en 2020.

Dans un contexte marqué par les crises de ces dernières années, François Burel souligne « le maintien du cap, y compris dans les moments les plus critiques, en lien étroit avec la SAS Bastide Niel.

Il poursuit : « Nous avons bénéficié d’un dialogue de grande qualité, d’un soutien constant et d’une véritable logique de partenariat. »

Cette coopération a notamment permis de « retravailler le calendrier, de sécuriser les conditions de démarrage et d’accompagner la venue de nouveaux investisseurs, comme Ardian/Rockfield Real Estate. Cette capacité d’ajustement a été déterminante dans un contexte où les grands projets urbains sont soumis à de fortes tensions réglementaires, environnementales & économiques », précise-t-il.

Legendre : « Faire mieux avec moins »

Legendre Immobilier « s’appuie principalement sur ses propres équipes pour le gros œuvre avec une cinquantaine de compagnons sur site, salariés du groupe », explique François Burel.

Cette organisation « s’accompagne d’une présence quotidienne sur le chantier, et d’un suivi rapproché des opérations, avec des équipes de Legendre Immobilier dédiées au pilotage et à l’exécution en lien avec les architectes, notamment sur les questions de mise en œuvre et de détails constructifs », ajoute-t-il.

Le groupe « met également en place des bases de vie intégrant des espaces communs (restauration, locaux partagés), parfois même des poulaillers utilisés par l’ensemble des intervenants », indique de son côté Elise Cabe.

François Burel évoque par ailleurs « l’installation de centrales à béton directement sur le chantier, permettant de produire le béton sur site ». Il précise : « En internalisant la production grâce à une centrale à béton et en déployant des formulations bas carbone, nous incarnons notre approche du “faire mieux avec moins” : réduction des flux, limitation des pertes et près de 200 tonnes de CO₂ évitées, tout en optimisant la performance globale du chantier. »

« Faire mieux avec moins : c’est développer un esprit frugal. C’est encourager l’économie circulaire et écoconcevoir. C’est utiliser les matières premières de façon raisonnée », conclut François Burel.

En savoir plus sur la phase 1 de l’îlot « Terres de Bastide » :

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