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18, 09, 2025
[SÉRIE] Bienvenue à Bastide Niel [Ep 2] Habiter autrement
Sur la rive droite de Bordeaux, l’écoprojet Bastide Niel poursuit sa transformation : d’ici quelques années, plus de 4 000 logements verront le jour, dont déjà plus de 500 habités depuis 2021. Avec 55 % de logements conventionnés, Bastide Niel vise une mixité sociale forte et entend répondre à la diversité des parcours de vie : étudiants, familles monoparentales ou recomposées, jeunes actifs, personnes âgées ou en situation de handicap.
À (re)découvrir : Épisode 1 – Le projet Bastide Niel
Des logements durables et confortables
Tous les logements bénéficient d’un ensoleillement optimal et d’une ventilation naturelle favorisant le confort en toute saison : moins de chauffage en hiver, pas de climatisation en été.
Les bâtiments sont raccordés au réseau de chaleur urbain de la rive droite et équipés de panneaux solaires en autoconsommation pour les parties communes.
Objectif : réduire les consommations énergétiques et limiter l’empreinte carbone.
Recycler, composter, réemployer : un quotidien plus vert
Pour encourager les bons gestes, des points de collecte pour le tri, le compostage et le réemploi sont installés dans tout le quartier.
Cette démarche vise à ancrer l’économie circulaire dans le quotidien des habitants et à réduire les déchets à la source.
Une végétation omniprésente pour un cadre apaisé
Bastide Niel se distingue par une densité végétale inédite en cœur de ville.
Sans déraciner les platanes centenaires existants, l’écoprojet prévoit la plantation de 1 800 arbres et 3 000 arbustes.
À maturité, cette végétation captera jusqu’à 45 tonnes de CO₂ par an, soit l’équivalent de 200 000 km parcourus en avion, tout en apportant fraîcheur et biodiversité dans l’espace public.
Mobilités douces et ville du futur
Conçu pour réduire l’usage de la voiture, le quartier multiplie les espaces piétons, pistes cyclables et transports en commun à proximité.
Les stationnements se concentrent dans des parkings silo évolutifs, qui pourront être transformés en logements ou en bureaux à terme, lorsque les besoins diminueront.
L’accès direct aux commerces et services de proximité encourage lui aussi les mobilités douces et contribue à un développement local, durable et solidaire.
Voir aussi :
- [SÉRIE] Bienvenue à Bastide Niel [Ep 1] Le projet
- [SÉRIE] Bienvenue à Bastide Niel [Ep 2] Habiter autrement
- [SÉRIE] Bienvenue à Bastide Niel [Ep 3] Les services
- [SÉRIE] Bienvenue à Bastide Niel [Ep 4] Une vie active et connectée
- [SÉRIE] Bienvenue à Bastide Niel [Ep 5] S’épanouir
Une réalisation Léma Slow.
En balade sur l’allée des platanes à Bastide Niel
En savoir plus sur les ambitions paysagères à Bastide Niel.
Le square Katia Krafft à Bastide Niel, une invitation à la promenade
La cour Édmée Chandon, une traversée végétale à Bastide Niel
En savoir plus sur les ambitions paysagères à Bastide Niel.
27, 08, 2025
Bastide Niel : ÉVA, une résidence pensée autour de l’alimentation durable
À Bastide Niel à Bordeaux, la résidence ÉVA, portée par le promoteur SOPIC, accueillera un ensemble de services pensés pour répondre aux besoins du quotidien des habitants. Conçu par Yohan Hubert, fondateur de Natura Impact, ce projet dote un pied d’immeuble d’une offre alimentaire accessible et de dispositifs favorisant les usages partagés, l’inclusion sociale et la qualité de vie.
ÉVA : Un projet né d’une réflexion sur les usages urbains
Le projet développé par Yohan Hubert et la résidence conçue par SOPIC partagent le même nom : ÉVA.
L’idée du projet ÉVA mené en collaboration avec SOPIC est née d’une interrogation centrale : que doit proposer un programme immobilier en 2025 pour répondre aux attentes réelles des habitants ? Selon Yohan Hubert, « aujourd’hui, notre quotidien se concentre là où nous habitons, plus que là où nous travaillons ». Fort de ce constat, le projet ÉVA met l’accent sur l’alimentation, la socialisation et les services adaptés aux modes de vie post-Covid.
Pensé comme une extension du logement, ÉVA articule plusieurs services mutualisés en proue de la résidence. L’objectif est de répondre aux besoins alimentaires, sociaux et fonctionnels des habitants, tout en restant accessible aux riverains. « Ce n’est pas un club privé, insiste Yohan Hubert, c’est un lieu ouvert, adapté à la diversité des usages et des profils ».
Dans cette dynamique, un déjeuner-débat a été organisé par Yohan Hubert sur le site de Bastide Niel afin d’échanger avec les acteurs locaux sur les enjeux & le coût de l’alimentation du quotidien.
ÉVA : Une alimentation du quotidien, accessible et circulaire
Au cœur du projet, une coopérative résidentielle d’achat alimentaire repose sur un principe simple : permettre à toutes & tous d’accéder à une offre variée et à bas coût. Des vitrines connectées, alimentées par les commerçants implantés en pied d’immeuble de la résidence (restaurateur, boulangerie, épicerie), proposeront chaque soir à partir de 19 heures des paniers de produits périssables à prix réduit, jusqu’à -70% pour les produits avec les dates limites de consommation les plus réduites.
Un automate permet d’accéder librement à ces paniers, sans abonnement. Le dispositif se veut circulaire : les invendus non retirés partent au compost, valorisé in situ par Natura Impact. Selon son fondateur, il s’agit de « créer une offre du quotidien, fonctionnelle et ancrée dans le territoire ».
Par ailleurs, l’offre alimentaire comprend également un restaurant flexitarien, une supérette de moyenne gamme et des espaces de restauration partagés, adaptés aux repas collectifs. Une table de grande taille permet d’accueillir des repas de famille, répondant ainsi au manque d’espace dans les logements.
ÉVA : Des services mutualisés pour une vie quotidienne simplifiée
Afin de s’ajuster aux besoins des habitant.e.s souvent sédentaires ou en télétravail, ÉVA propose une gamme de services mutualisés : café du matin, coworking, casiers connectés pour la réception de colis 24h/24, salle de détente avec équipements de remise en forme, laverie, bibliothèque partagée et jeux de société accessibles en libre-service. Tous ces dispositifs visent à transformer l’immeuble en « lieu de vie complet ».
L’accès à ces services ne repose sur aucun engagement : les habitants utilisent ce qu’ils souhaitent, sans surcoût intégré aux charges. Ce modèle, expliqué par Yohan Hubert, repose sur une économie frugale : « nous prélevons une part minimale sur les ventes ou services gérés, ce qui rend l’ensemble autonome et pérenne ».
Une architecture pour la ville de demain
La conception architecturale de la résidence ÉVA prévoit des cours paysagères, des espaces verts, des bacs potagers et deux rooftops accessibles aux habitants.
Au-delà de la résidence, le projet est ouvert sur le quartier. Il s’agit, pour son initiateur, de créer un lieu non stigmatisant, accessible à toutes les classes sociales. « Nous souhaitons favoriser le lien et la mixité sociale. Ce qu’on veut, c’est un endroit où tout le monde se sente bien », rappelle Yohan Hubert.
Une coopération construite sur le temps long avec SOPIC & la SAS Bastide Niel
Le projet ÉVA est le fruit d’un travail de plusieurs années entre Natura Impact, SOPIC et la SAS Bastide Niel portée par BMA, Aquitanis & Domofrance. Sélectionné après une mise en concurrence, SOPIC a choisi de collaborer avec Yohan Hubert et ses partenaires dès les premières étapes de conception.
Le financement de l’expérimentation a été rendu possible grâce à l’engagement du promoteur et au soutien des acteurs de la SAS Bastide Niel. Si la livraison de la résidence est envisagée à l’horizon 2028, pour être opérationnel en vue d’être dupliqué, le modèle sera mis en œuvre par étape dans les prochains mois. « Nous sommes prêts à déployer cette approche dans d’autres projets, avec d’autres promoteurs ou collectivités. Notre ambition étant d’offrir une réponse très concrète aux nouveaux modes de vie des habitants », souligne le fondateur de Natura Impact.
À Bastide Niel, la résidence ÉVA repense l’habitat autour de la lumière et du partage
À Bordeaux, dans l’écoprojet Bastide Niel, l’agence MFR Architectes conçoit la résidence ÉVA, un ensemble résidentiel de 214 logements en accession libre et de 410 places de stationnement pour le promoteur Sopic dont la livraison est prévue en 2028. Plus d’explications avec les architectes François Malburet, Ines Costa, Khadija Benyahya.
Résidence ÉVA : Une silhouette sculptée dans le ciel bordelais
Avec ses sept bâtiments organisés autour de deux ensembles principaux répartis sur 13 862 m² de surface de plancher, le projet ÉVA situé entre les rues Jeanne Barret, Emilie du Châtelet et Françoise-Hélène Jourda, constitue l’un des programmes les plus importants de l’écoprojet Bastide Niel à Bordeaux.
En cœur d’îlot, deux ensembles principaux reposent sur un socle filant atteignant le R+5, sur lequel émergent sept plots indépendants de huit étages chacun. Selon François Malburet, « le jeu de volumes — socle filant, plots en émergence — permet d’esquisser une skyline lisible tout en instaurant un rapport plus humain à la rue ».
En complément des 214 logements, 410 places de stationnement seront réalisées, réparties dans les socles des bâtiments résidentiels, sur un à trois niveaux selon les plots.
Ces stationnements ne sont pas exclusivement réservés aux habitants de la résidence, puisqu’une partie d’entre eux répond aux besoins de la ville.
Résidence ÉVA : Une structure mixte pour habiter la pente
Pour répondre aux exigences du plan-guide — notamment celles portant sur les pentes de toiture et les limites de gabarit — l’agence a imaginé un projet structuré autour d’un corps central en béton, « pris en sandwich par deux exosquelettes », explique François Malburet.
En effet, la structure principale repose sur un système poteau-poutre en béton, complété par des remplissages en panneaux béton.
Les balcons sont quant à eux conçus comme des structures légères en bois rapportées sur cette base. Ainsi, le bois compose l’exosquelette extérieur visible côté rue, tandis que la structure arrière, en béton, répond aux contraintes de sécurité liées à l’évacuation incendie.
Ce jeu de superposition permet ainsi de dessiner des terrasses généreuses et très profondes de 2,50 mètres, qui prolongent chaque logement vers l’extérieur.
Résidence ÉVA : Des logements traversants et ouverts sur le paysage
Le programme comprend 214 logements en accession libre, répartis de la manière suivante :
- 36 T1
- 86 T2
- 37 T3
- 39 T4 (dont certains en duplex)
- 16 T5 (dont certains en duplex)
Chaque logement bénéficie d’au moins un espace extérieur de 10 m² minimum. Par ailleurs, certains logements disposent de plusieurs terrasses, car l’ensemble est conçu pour garantir une qualité d’usage quotidienne : « traversante ou en double orientation : lumière naturelle abondante et ventilation naturelle sont au cœur de la conception », précise François Malburet.
« Même les T1 sont traversants. C’était l’un des points majeurs du projet », poursuit Khadija Benyahya, chargée de projet chez MFR.
Résidence ÉVA : Des balcons végétalisés et des jardins en pleine terre
« L’idée, c’est que le végétal soit un fil conducteur du projet, depuis l’espace public jusqu’aux logements », commente Inês Costa, directrice de projet.
Ainsi, outre la générosité des espaces privatifs, l’agence a porté une attention particulière à l’intégration du végétal.
En premier lieu, chaque balcon est équipé de jardinières intégrées, parfois maçonnées.
Ensuite, des bacs potagers partagés sont répartis au rez-de-chaussée dans les cours paysagées, ainsi que sur certaines coursives communes.
Ces jardins sont aménagés en pleine terre, rendus possibles grâce à l’intégration des parkings dans les socles des bâtiments plutôt qu’en sous-sol.
Le paysagiste Jardin Perché assure la conception et le suivi de ces aménagements, pensés comme des grands îlots de fraîcheur accessibles.
ÉVA, une résidence pensée autour de l’alimentation durable
En proue de l’îlot, le projet accueille un volume distinct dédié aux commerces et aux bureaux. Il regroupe une surface commerciale en rez-de-chaussée et deux niveaux de bureaux au-dessus. Ce bâtiment s’inscrit dans le gabarit général tout en assumant une écriture propre, avec notamment une charpente ajourée en toiture, conçue pour masquer les équipements techniques.
« Ce volume agit comme une transition avec la ville active, tout en reprenant certains codes du projet résidentiel, comme la pente à 45° », remarque François Malburet.
👉 En complément, ce socle accueillera aussi une offre alimentaire durable et des services mutualisés, pensés pour les habitants et les riverains. Plus d’explications à retrouver dans l’article EVA, un projet résidentiel pensé autour de l’alimentation durable.
Par ailleurs, une terrasse accessible, aménagée dans un retrait entre deux volumes, est pensée comme un espace extérieur partagé pour les usagers du tertiaire.
« C’est un jardin de seuil, une forme de politesse vis-à-vis du voisinage et une respiration pour les futurs usagers », ajoute l’architecte.
Des engagements environnementaux concrets
L’ensemble du projet Eva s’inscrit dans les ambitions de la ZAC Bastide Niel en matière de performance environnementale. Ainsi, les logements sont conçus en conformité avec les exigences du label Frugal Bordelais, raccordés au réseau de chaleur géothermique et en toiture, des panneaux photovoltaïques seront installés sur les versants les plus favorables à la production.
« Nous avons estimé la puissance à 81 kWc, ce qui permettra de couvrir une partie des besoins énergétiques du bâtiment », indique François Malburet.
Une coopération fluide avec la SAS Bastide Niel
La conception d’Eva a donné lieu à un dialogue constant entre les architectes, la maîtrise d’ouvrage (Sopic) et la SAS Bastide Niel. Des ateliers de travail ont permis d’ajuster les partis architecturaux tout en respectant les intentions du plan-guide.
« La confiance s’est instaurée très vite. Il y avait une vraie ambition sur ce site, et nous avons pu avancer avec sérénité », souligne François Malburet. « Il a fallu faire preuve d’astuce, mais nous avons toujours trouvé des solutions. »
« Habiter plus, mieux, au-delà »
Porté par la réflexion de MFR autour du logement augmenté, le projet Eva explore trois dimensions complémentaires :
— Habiter plus : de vastes halls, des locaux vélos accessibles et ventilés, des ateliers de réparation modulables…
— Habiter mieux : logements traversants ou doublement orientés, séjours cathédrales, balcons spacieux, celliers, chambres alcôves, cuisines éclairées naturellement…
— Habiter au-delà de chez soi : terrasses partagées, vues ouvertes, lien avec les espaces publics et le paysage urbain.
« Le patrimoine du logement ne se limite pas au seuil de son appartement», souligne François Malburet. « Il inclut aussi les paliers, les halls, les espaces partagés, la qualité de la lumière, le paysage. »
Home : 119 logements et une ferme urbaine à Bastide Niel
Rue Hortense, dans le quartier Bastide Niel à Bordeaux, l’atelier King Kong réalise pour Marignan et Aquitanis, la résidence « Home », un ensemble de 119 logements en accession privée et locatif social ainsi que des locaux associatifs et commerciaux. Organisé autour d’un patio suspendu végétalisé, le projet, dont la livraison est prévue en 2026, se distingue par l’intégration d’éléments patrimoniaux issus d’anciennes charpentes métalliques industrielles et par une ferme urbaine qui occupe le cœur d’îlot. Plus d’explications avec les architectes Paul Marion et Jean-Christophe Masnada.
Une architecture pensée pour la lumière et la durabilité
Haut de cinq étages & réparti sur deux bâtiments pour une surface de plancher totalisant environ 9 995 m², le projet « Home » repose sur une structure en béton et sur une charpente métallique.
« Cette charpente nous a permis de dessiner une toiture habitée, avec des découpes franches, des hauteurs sous plafond variables et des percées qui ouvrent à la lumière », commence Paul Marion.
La façade et la toiture (qui accueillera également des panneaux solaires) seront revêtues de grandes plaques de céramique claire afin d’offrir à l’œil une continuité visuelle, interrompue à la base par des vitrages en rez-de-chaussée derrière lesquels se situeront des locaux associatifs et commerciaux.
Enfin, tout comme l’ensemble des projets de la ZAC Bastide Niel, la résidence sera reliée au réseau de chaleur géothermique Plaine de Garonne.
Des éléments patrimoniaux intégrés à l’architecture
Entre les deux bâtiments, les architectes ont choisi de conserver une part visible de l’histoire du site. En effet, à l’emplacement de la ferme urbaine [voir encadré ci-dessous], subsistaient les vestiges d’une ancienne structure métallique industrielle.
Plutôt que de les faire disparaître & conformément aux attentes de la SAS Bastide Niel, les équipes de l’atelier King Kong ont procédé à un travail minutieux : les charpentes métalliques ont été démontées pièce par pièce, nettoyées, traitées contre la corrosion, puis seront au sein de la ferme urbaine remontées à l’identique.
« Il ne restait que les structures, mais elles racontaient une occupation passée du lieu. Nous avons voulu les inscrire dans le projet comme un marqueur lisible », raconte Jean-Christophe Masnada.
Cette même attention patrimoniale se retrouve d’ailleurs dans l’écriture architecturale du projet. À ce titre, les façades reprennent certains codes industriels, notamment à travers la répétition des hangars et des grandes verrières, qui rappellent le vocabulaire des anciens ateliers ou entrepôts.
Des logements sociaux et en accession libre
La résidence compte 119 logements et propose une mixité sociale assumée, avec 79 appartements en accession libre et 40 en locatif social.
Du T1 au T5, les appartements ont été travaillés pour offrir à la fois fonctionnalité et qualité d’usage et sont distribués de la manière suivante :
En accession libre (Marignan) :
- 13 T1;
- 17 T2;
- 27 T3, dont 2 en duplex;
- 18 T4, dont 7 en duplex;
- 4 T5, dont 1 en duplex.
En locatif social (Aquitanis) :
- 2 T1;
- 8 T2;
- 17 T3, dont 5 en duplex;
- 10 T4, dont 1 en duplex;
- 3 T5.
Tous les logements disposent d’au moins un espace extérieur : loggia, balcon ou terrasse dont les surfaces varient de 4 m² à 60 m².
« Nous avons cherché à proposer des lieux de vie agréables à vivre, traversants ou doublement orientés, avec une forte qualité d’usage au quotidien », souligne Paul Marion.
Ainsi, environ 95 % des logements sont traversants ou disposent d’une double exposition, ce qui favorise la lumière naturelle et la ventilation.
Au rez-de-chaussée, 1 400 m² sont dédiés à des commerces de proximité et à un bureau associatif. Un local à vélos de 320 m² vient renforcer l’ancrage du projet dans une logique de mobilité douce.
Un jardin suspendu au cœur de l’îlot
Au premier étage, un patio végétalisé de 590 m² structure les circulations résidentielles et l’accès aux logements. Entièrement conçu par King Kong, il constitue un espace de respiration et de rencontre à l’abri de la rue.
« Ce patio fonctionne comme un seuil partagé. Il permet de relier les logements à un espace ouvert, tout en favorisant les vues et les continuités de lumière », explique Jean-Christophe Masnada.
Un dialogue suivi avec la SAS Bastide Niel
« Nous avons eu des relations de travail très sereines avec la SAS Bastide Niel, mais aussi avec les interlocuteurs techniques et les urbanistes », indique Jean-Christophe Masnada qui évoque « une écoute » et « un respect du projet d’architecture » qui ont permis à l’équipe de King Kong « de faire évoluer le dossier sans difficulté ».
Des éléments comme la ferme urbaine, par exemple, ou encore le patio central ont été « accueillis favorablement » dès les premières phases de conception.
Une ferme urbaine à l’échelle du quartier
Insérée entre les deux bâtiments de la résidence, la ferme urbaine d’une surface d’environ 800 m2 vient occuper un vide laissé volontairement dans le volume initial. Cette respiration au cœur de la parcelle permet d’installer un espace de culture hors sol, visible depuis le patio central par une large ouverture de façade.
Pensée dès les premières phases du projet, cette ferme répond à un double objectif : offrir un usage agricole de proximité, et inscrire le projet dans une dynamique plus large de production locale en ville. « On a creusé dans la masse pour faire apparaître un vide, une faille dans laquelle cette activité pouvait s’installer », explique Paul Marion.
Cet espace se distingue également par un traitement architectural singulier : les charpentes métalliques d’origine, soigneusement démontées puis restaurées, ont été remontées à l’identique dans la ferme. Les murs qui l’entourent ont quant à eux reçu un revêtement peint de couleur jaune, choisi pour affirmer visuellement cette séquence du projet et lui donner une identité propre.
29, 07, 2025
Bastide Niel : 180 nouveaux arbres prévus pour l’hiver 2025
180 arbres ont été marqués début juillet 2025 aux pépinières Daniel Soupe. Leur plantation est prévue cet hiver à Bastide Niel, dans le cadre de la campagne de végétalisation menée par A+R Paysages, Bordeaux Métropole et la SAS d’aménagement Bastide Niel composée de Bordeaux Métropole Aménagement, Domofrance & Aquitanis.
Déjà 245 arbres plantés !
Cette nouvelle opération prolonge la démarche initiée en 2019 avec la plantation des 23 premiers arbres à Bastide Niel. Depuis 245 arbres ont été plantés, confirmant la volonté d’inscrire la végétalisation au cœur de l’aménagement du quartier.
Objectif : 1 800 arbres et 3 000 arbustes
À terme, l’EcoProjet Bastide Niel comptera 1 800 arbres et 3 000 arbustes. Ce programme de plantation vise à améliorer le confort urbain, favoriser la biodiversité et renforcer l’ombrage dans le quartier.
Bientôt un pôle de santé et de prévention pluridisciplinaire à Bastide Niel
Nouvelles Fonctions Urbaines (NFU), plateforme de production de projets immobiliers à impacts au service du développement durable des territoires, développe depuis 2024 un pôle de santé et de prévention pluridisciplinaire à Bastide Niel. Situé avenue Thiers, dans le prolongement de la clinique ophtalmologique ORL, ce nouveau site de 3000 m² ouvrira ses portes au public en 2026. Il accueillera les patient.e.s et les professionnel.les de santé dans un bâtiment moderne, connecté et pensé pour structurer des parcours de soins coordonnés. Plus d’explications avec Elisabeth Percher, chargée d’affaires pour les chantiers chez NFU.
Un bâtiment conçu pour structurer les parcours de soins
« Ce pôle de santé et de prévention est conçu pour fluidifier le parcours des patients et encourager une pratique collaborative entre les professionnel.les de santé », explique Elisabeth Percher. Haut de cinq niveaux, le bâtiment regroupe les principales fonctions suivantes :
- Au rez-de-chaussée, un espace d’accueil pensé pour l’orientation rapide des patient.e.s, une unité de médecine générale en accueil programmé et semi-programmé, et un pôle d’imagerie médicale.
- Au premier étage, les examens complémentaires se poursuivent avec une offre d’imagerie conventionnelle (échographie, radiologie, mammographie), ainsi qu’un laboratoire de biologie médicale.
- Les deuxième, troisième et quatrième étages seront consacrés aux consultations spécialisées, regroupant à la fois des cabinets de médecins spécialistes (cardiologie, gynécologie, dermatologie, pédiatrie, endocrinologie…) et des professionnel.les du secteur paramédical.
L’ensemble du bâtiment sera également pensé pour offrir aux praticiens des espaces dédiés à l’échange, à la collaboration interdisciplinaire et à leur bien-être. Des zones de travail partagées, des salles de réunion ainsi que des espaces de détente et de restauration seront répartis à différents niveaux afin de favoriser une dynamique collaborative et un cadre de travail optimal.
Un lieu ancré dans la prévention et la santé publique
Pensé pour aller au-delà des seuls soins curatifs, le pôle de santé et de prévention développera une approche intégrée de la prévention, à la fois primaire et secondaire. Des bilans de santé complets seront proposés via les médecins généralistes et spécialistes présents sur site, tandis que des actions de dépistage et d’éducation à la santé seront mises en œuvre en partenariat avec les acteurs du territoire : collectivités, CPTS, établissements hospitaliers, etc.
Une plateforme de coordination médicale viendra, à terme, structurer les parcours complexes, faciliter le suivi des patient.e.s chroniques, organiser les retours d’hospitalisation, et assurer une continuité des soins renforcée.
Ces missions de prévention pourront être portées directement par les équipes médicales du pôle ou coconstruites avec les structures partenaires, dans une logique de maillage territorial et de santé publique active.
Un cadre d’exercice moderne, libéral et mutualisé
Le pôle de santé et de prévention de Bastide Niel accueillera des professionnel·le·s de santé exerçant en libéral, à temps plein ou à la vacation, dans des espaces clés en main : cabinets aménagés, équipés, et intégrés à une offre de services mutualisés (secrétariat médical, outils numériques, conciergerie). L’accès direct aux plateaux techniques d’imagerie et de biologie, situés dans le même bâtiment, viendra renforcer l’efficience de l’exercice médical et la qualité du parcours patient.
Cette organisation vise à libérer du temps médical, à faciliter l’installation de nouveaux praticiens et à encourager une pratique collaborative, soutenue par une architecture pensée pour favoriser les échanges entre spécialités et disciplines.
Une infrastructure connectée et pensée pour l’usage
« Ce projet met un point d’honneur à optimiser l’expérience des patient.e.s et des praticien·nes grâce à des solutions technologiques avancées », souligne Elisabeth Percher. En effet, les professionnel.le.s pourront contrôler leur espace de travail à distance : gestion des rendez-vous, ouverture des box, éclairage, climatisation, etc. Des outils numériques de coordination viendront renforcer le travail en équipe et le suivi des patient.e.s.
Une architecture innovante et durable
Initialement pensé par l’agence 4A Architectes, qui a développé la volumétrie du projet et déposé le permis de construire, le cabinet Carta a par la suite retravaillé la façade.
Construit en béton blanc bas carbone, doté d’une charpente en bois revêtue d’une couverture métallique dans des tons clairs, raccordé au réseau de chaleur géothermique Plaine de Garonne Énergies et muni d’un local pour les vélos, l’édifice s’inscrit dans une démarche écologique et durable conformément aux attentes de la SAS Bastide Niel.
Enfin, les espaces intérieurs ont été « soigneusement conçus » par le designer britannique Penson pour être « lumineux et fonctionnels, offrant des conditions optimales pour mener des consultations dans un environnement propice à l’échange et à la collaboration ».
- CP : L’Atelier Caumes – Images d’architecture
Fin du gros oeuvre du parking silo de 440 places à Bastide Niel
Le 19 juin 2025, le gros œuvre du parking public silo de la résidence Estantat conçue par CoBe Architecture et Paysage s’est achevé à Bastide Niel.
Cette étape a été marquée par une visite et un temps d’échange réunissant Legendre Immobilier, Aire Nouvelle (filiale d’Equans France), AQUIPIERRE, Bordeaux Métropole Aménagement (BMA), ainsi que Claire Vendé, directrice générale de BMA, François Burel, directeur régions chez Legendre Immobilier, et l’ensemble des partenaires et équipes mobilisées.
Un parking mutualisé de 440 places
Le parking public en silo sera exploité par Interparking France. Il proposera 440 places, réparties sur quatre plateaux de 2 600 m² chacun, du rez-de-chaussée au 4ᵉ étage. Les places sont destinées aux habitants, aux usagers des projets voisins, et resteront également accessibles au public.
Un programme mixte comprenant commerces, bureaux et logements
Au rez-de-chaussée, le projet comprend deux locaux commerciaux d’une surface totale de 160 m², un hall d’accès aux logements et un local vélo. Les niveaux intermédiaires accueilleront 523 m² de bureaux, répartis sur trois étages, avec une terrasse de 96 m². Les trois derniers niveaux comprendront 34 logements, du T1 au T5, ainsi qu’un jardin partagé de 70 m² au quatrième étage, destiné aux résidents.
Un projet labellisé Bâtiment Frugal Bordelais
Le projet Estantat est labellisé Bâtiment Frugal Bordelais, ce qui implique l’intégration de principes de sobriété énergétique, l’utilisation de matériaux durables, et la prise en compte de l’empreinte environnementale dans la conception et la réalisation.
Livraison prévue fin 2026
La livraison de l’ensemble est prévue pour le 4ᵉ trimestre 2026. Les travaux vont se poursuivre avec la réalisation des bureaux, des logements et des aménagements extérieurs.
Pour en savoir plus sur la conception du projet et la démarche de CoBe Architecture et Paysage, consulter l’interview de Mathieu Bernardin ici.
📸 : L’Atelier Caumes – Images d’architecture
A Bastide Niel, le campus Galène accueillera ses premiers élèves à la rentrée
[PORTFOLIO] A Bastide Niel, les Ateliers A+ s’apprêtent à livrer pour le groupe EDH, le Campus Galène, un ensemble immobilier qui réunit l’EFAP (une école de l’enseignement supérieur) & 168 logements étudiants.
📸 : L’Atelier Caumes – Images d’architecture
20, 06, 2025
Bordeaux : Eklo Hotels double sa surface à Bastide Niel !
La chaîne hôtelière Eklo Hotel, dont le siège est basé à Bordeaux, vient de terminer les travaux d’agrandissement de son établissement situé à Bastide Niel.
L’opération permet à l’hôtel de doubler quasiment sa surface, avec :
-
76 chambres supplémentaires ;
-
un nouveau restaurant, « French Kiss » ;
-
des espaces de rencontres et de réunions disponibles à la location.
Ce projet d’extension, livré en juin 2025, a été conçu par Hobo Architecture, avec Yann Champion et Anaël Imbert, en lien avec les ambitions portées par la ZAC Bastide Niel.
📸 Crédits : Hobo Architecture
Bastide Niel : Andréa Kiss fait le point sur l’avancement de l’écoprojet
Vendredi dernier, Andrea Kiss, vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge de l’aménagement urbain et naturel, s’est rendue sur le site de Bastide Niel. L’occasion de faire un état des lieux de l’écoprojet, porté par la SAS d’aménagement Bastide Niel, et d’échanger sur les prochaines étapes d’un quartier en construction.
Plus de 600 logements déjà livrés
Depuis le lancement des premiers chantiers, Bastide Niel a déjà vu sortir de terre 617 logements, dont 351 logements sociaux.
Ces logements incluent des programmes à forte dimension sociale, comme le Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), porté par le CCAS de Bordeaux en lien avec Bordeaux Métropole Aménagement (BMA), ou encore des résidences étudiantes réalisées par Domofrance et BMA.
Des équipements publics livrés
Le quartier commence également à prendre forme autour de ses équipements structurants. Deux projets publics sont d’ores et déjà en service :
- Le groupe scolaire Billie Holiday, qui accueille 18 classes ;
- Un city stade, intégré à l’espace public.
Des programmes emblématiques déjà implantés
Plusieurs réalisations privées participent à ancrer le quartier dans la dynamique urbaine :
- La clinique ORL Thiers, spécialisée en ophtalmologie ;
- L’ESSCA, école supérieure de commerce installée depuis 2021 ;
- Eklo hôtels, dédié à l’hébergement accessible ;
- Ubisoft Bordeaux, acteur majeur de l’industrie vidéoludique.
425 logements en cours de construction
Actuellement, 425 logements supplémentaires sont en chantier dans le quartier. Ils viendront compléter l’offre déjà disponible, en lien avec les ambitions du plan-guide : mixité sociale, densité maîtrisée, espaces publics généreux.
Premières livraisons prévues pour 2025
Plusieurs programmes structurants seront livrés au cours de l’année 2025 :
- Le campus Galène, dédié aux écoles du Groupe EDH (EFAP, ICART, Brassart) ;
- L’extension de l’hôtel Eklo, baptisée Eklo Village.
De nouveaux projets en préparation
À l’échelle du quartier, de nombreux chantiers restent à lancer. Parmi les projets à venir :
- Le PESMD Bordeaux Nouvelle-Aquitaine, conservatoire régional soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine ;
- Le pôle de santé Oui Santé, projet porté par Nouvelles Fonctions Urbaines (NFU) ;
- Estantat, un programme mixte de logements, commerces et stationnement, développé par Legendre Immobilier ;
- Le programme de logements et commerces porté par Groupe Soline, conçu par Agate Architectes.
Un engagement fort en faveur de l’accession sociale
Enfin, les associés de la SAS d’aménagement, BMA, Aquitanis et Domofrance, réaffirment leur volonté de construire une ville accessible à tous. Aujourd’hui, ce sont 1 422 logements qui sont sous permis de construire ou en cours d’instruction, avec un effort significatif sur l’accession sociale.
19, 05, 2025
À Bastide Niel, le projet EVA ouvre le débat sur une alimentation plus juste
Vendredi 16 mai, dans le cadre des 48h de l’agriculture urbaine, le projet EVA a organisé dans les locaux de l’ESSCA Bordeaux à Bastide Niel, un premier déjeuner-débat sur le thème : « Peut-on encore manger sain et local pour moins de 3€ ? ». En collaboration avec Natura Impact, SOPIC, BMA, L’ESSCA, Agro campus Bordeaux, le centre d’animation Bastide Queyries, Jardin perché et la ville de Bordeaux, ce moment d’échanges s’est déroulé autour d’une question concrète : comment rendre accessible une alimentation équilibrée et de qualité, en tenant compte des contraintes de chacun ?
Un format original pour un enjeu collectif
À l’origine de ce temps fort, Yohan Hubert, fondateur de Natura Impact et initiateur du projet EVA, a souhaité proposer un format à la fois convivial et stimulant. Ce déjeuner-débat s’est articulé autour d’un « jeu de rôle » où chacun était invité à adopter un point de vue différent du sien pour alimenter le débat.
Objectif : ouvrir la discussion, faire émerger des pistes concrètes, et mieux comprendre les leviers possibles à activer. « Ce n’est pas une conférence, ni une animation, mais un moment de partage », précisait-il en introduction. « Ce que nous voulons, c’est repenser collectivement nos habitudes, nos contraintes, nos choix. »
Dans cette dynamique, le chef cuisinier Jean-Christophe Martinez a relevé un défi culinaire en direct : composer un repas complet, local, gourmand et équilibré, pour moins de 3 euros par assiette. Une démonstration concrète de ce que l’on peut imaginer lorsque l’on repense nos manières de cuisiner et de consommer.
Un moment pour tester, apprendre et ajuster
En clôture, Yohan Hubert a remercié l’ensemble des participants pour leur engagement, tout en rappelant la dimension expérimentale de ce premier rendez-vous :
« Ce déjeuner convivial fut aussi pour nous un moyen de mesurer l’appétit collectif pour ces sujets, et de sentir l’élan, les questions et parfois les tensions, autour d’un thème aussi simple et complexe que l’alimentation. »
À travers cette initiative, EVA entend poursuivre la réflexion sur l’accessibilité alimentaire, et intégrer ces apprentissages dans la programmation de ses futurs lieux de vie à Bastide Niel et ailleurs.
Une vision de l’alimentation par EVA
Porté par Yohan Hubert, fondateur de Natura Impact, le projet EVA explore une approche systémique de l’alimentation, fondée sur l’idée de réconcilier santé, écologie et accessibilité. Voici quelques-unes des idées partagées lors du débat :
Consommer local = plus durable ?
Le local peut contribuer à la durabilité (réduction des transports, soutien à l’économie locale), mais il ne peut à lui seul répondre à l’ensemble des besoins. Une approche hybride, mêlant circuits courts, agriculture durable et complémentarité des échelles territoriales, semble plus réaliste.
Moins de viande = planète sauvée ?
Réduire la consommation de viande, surtout industrielle, a un impact climatique favorable. Toutefois, une transition progressive et contextualisée, valorisant les élevages durables et la diversité des protéines, paraît plus adaptée qu’un modèle unique.
Les ultra-transformés sont-ils indispensables ?
Ils répondent à des besoins logistiques et économiques, mais posent des problèmes de santé publique. Leur place dans notre alimentation mérite d’être reconsidérée au profit d’aliments plus simples et diversifiés.
Le bio est-il réservé aux privilégiés ?
Le bio reste plus coûteux, mais il représente une solution environnementale crédible. Son accessibilité dépendra de politiques publiques fortes et d’un changement global de modèle.
« La vraie question n’est pas de savoir s’il faut manger bio ou local, mais comment rendre une alimentation de qualité accessible au plus grand nombre dans un monde instable », conclut Yohan Hubert.
Participants du déjeuner-débat EVA :
Le déjeuner-débat organisé par EVA le 16 mai dernier à l’ESSCA Bordeaux a rassemblé une diversité d’acteurs issus de différents horizons :
- Représentants des étudiants des campus ESSCA et Agro Campus
- Habitants du quartier Bastide Niel : jeunes couples, familles et seniors du centre d’animation Bastide Queyries
- Florian Baril, président de SOPIC Aquitaine
- Charles Bassi, directeur du campus ESSCA Bordeaux
- Vincent Chabas, directeur du CROUS Bordeaux-Aquitaine
- Étienne Dupuy, investisseur, ancien CEO de Ceetrus et Nhood
- Guillaume Ferry, agriculteur entrepreneur
- Jowita Gouget, directrice d’ENVOL 33
- Thomas Hardouin, directeur du développement SOPIC Aquitaine
- Solène Hazard, enseignante en sciences et techniques alimentaires, Bordeaux Sciences Agro
- Yohan Hubert, fondateur d’EVA et de Natura Impact
- Nicolas Martin, directeur de l’aménagement, Bordeaux Métropole Aménagement (BMA)
- Sophie Perreau, chargée d’études et de communication, Bordeaux Métropole Aménagement
- Nicolas Rousset, directeur du centre d’animation Bastide Queyries
- Patrick Sauvant, enseignant-chercheur en nutrition et sciences des aliments, Bordeaux Sciences Agro
21, 04, 2025
urbanmakers et aaNN construisent 65 logements sociaux à Bastide Niel
À Bordeaux, Domofrance s’apprête à lancer le chantier de 65 nouveaux logements sociaux & d’un local commercial dans l’EcoProjet Bastide Niel. Innovante par ses choix de matériaux locaux et durables, la résidence dont la livraison est prévue courant 2027, promet un cadre de vie qualitatif à ses futurs habitants. Plus d’explications avec les architectes : Antoine Motte fondateur d’urbanmakers & Nicolas Novello, fondateur de aaNN.
Des logements traversants
Située entre les rues Manon Roland et Flora Tristan, précisément dans le secteur des anciennes voies ferrées, le bâtiment, d’une longueur de 147 mètres, présentera une surface plancher totale de 4691 m², dont 4490 m² dédiés aux logements, complétés par 163 m² de local commercial en rez-de-chaussée sur le Cour Le Rouzic. Antoine Motte souligne : « Tous les logements sont traversants, ce qui est capital en termes de confort climatique. » Au total, la résidence comptera 65 logements répartis de la manière suivante :
- 21 T2,
- 30 T3,
- 10 T4,
- Et 4 T5,
- Dont 15 duplex, profitant ainsi de la singularité architecturale du projet.
La structure du bâtiment repose sur une combinaison ingénieuse de béton pour le squelette intérieur et de murs à ossature bois en extérieur, constituant ainsi un « manteau » isolant performant.
Une façade en bois de châtaignier
Une des spécificités du projet réside dans l’utilisation de « tavaillons » en bois de châtaignier, matériau local originaire de Corrèze, venant habiller les façades. « C’est un choix fort pour valoriser une filière locale et durable », insiste l’architecte.
Des espaces de vie soignés
Chaque logement disposera d’un cellier de 1,73 m² et d’espaces extérieurs généreux sous forme de loggias d’une superficie de 8,8 m² ou de tropéziennes qui atteindront 18,04 m². « Non seulement les résidents bénéficieront d’espaces extérieurs, mais ces derniers bénéficieront tous de rangements pratiques, détaille Antoine Motte avant de poursuivre : cette conception favorise ainsi un réel prolongement des pièces de vie vers l’extérieur. »
Inspiré des échoppes bordelaises
L’organisation intérieure « inspirée des échoppes bordelaises traditionnelles », favorise un sentiment de voisinage à échelle humaine. En effet, onze escaliers seront répartis sur toute la longueur du bâtiment desservent au maximum six logements chacun, créant ainsi « des petits voisinages plutôt que l’anonymat d’un grand ensemble », selon l’architecte. De plus, chaque entrée bénéficiera de son propre local à vélos, intégrant ainsi la mobilité douce au quotidien des résidents. Au total, 238,63 m² de locaux vélos seront disponibles.
Un projet labellisé « Bâtiment Frugal Bordelais »
Le bâtiment respecte les normes du label « Bâtiment frugal bordelais » (niveau 3 feuilles), témoignant d’une architecture responsable et économe en ressources.
De plus, comme l’ensemble des constructions de Bastide Niel, la résidence sera raccordée au réseau de chaleur géothermique Plaine de Garonne énergie, contribuant ainsi à sa performance énergétique et à son empreinte écologique réduite.
Une collaboration réussie avec les acteurs locaux
Antoine Motte souligne enfin « l’excellente coopération avec Domofrance et la SAS Bastide Niel, qui a permis d’aboutir rapidement à une validation du projet. Sans oublier le rôle crucial de Nicolas Novello, dans la gestion des aspects techniques de la façade et dont le rôle sera clef pour le suivi de chantier. »
Nicolas Novello : entre tradition & innovation
Architecte bordelais associé au projet depuis 2022, le fondateur de aaNN, Nicolas Novello, apporte une expertise précieuse, notamment dans la recherche et la mise en œuvre de solutions architecturales innovantes et artisanales.
Nicolas Novello, architecte partenaire basé à Bordeaux, est intervenu dès 2022 sur ce projet en collaboration étroite avec Urbanmakers. Introduit dans le projet grâce à Domofrance, Nicolas Novello a largement contribué à la recherche approfondie sur le revêtement en tavaillons de châtaignier, représentant 1700 m² de façade, soit environ 130 000 tavaillons façonnés à la main.
Valoriser la filière locale et durable du châtaignier
Pour Nicolas Novello, l’intérêt de ce choix est multiple : « C’est un matériau noble et local, qui offre une dimension artisanale et apporte une forme de vibration à la façade. Ce projet permet également de soutenir et valoriser une filière locale et durable, contribuant ainsi au maintien d’un savoir-faire artisanal traditionnel », souligne-t-il.
La dimension humaine et environnementale du projet résonne particulièrement pour lui : « C’est une véritable chance de pouvoir offrir une telle qualité de logement social, avec un matériau durable et esthétiquement remarquable. Cela apporte une valeur ajoutée évidente au quartier Bastide Niel », conclut Nicolas Novello.
Eklo Village sort de terre à Bastide Niel
Focus sur l’aménagement paysager du square Katia Krafft à Bastide Niel
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28, 03, 2025
Bastide Niel : le Campus Galène sort de terre !
🎓 L’offre pour les étudiants s’étoffe à Bastide Niel qui accueillera bientôt l’EFAP – École des nouveaux métiers de la communication & 168 logements étudiants !
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